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Fatigue

Hier on a fait ça. Jusque très tard. Quand la lourdeur de la journée s'était un peu levée. Les prises de guitare sont presque terminées, on a beaucoup. Et beaucoup. La semaine prochaine Radiohead et Sigur Ros. Pfouuu

A quoi ça ressemble

http://fr.youtube.com/watch?v=BYd6bsTcU_8

sueur

en effet comme le dit si bien béni, nous avons sué sang et eaux, et bières tout le week-end, ainsi, le lendemain du concert à châlon, d'où nous sommes rentrés fort tard, nous nous sommes levés aux aurores béni et moi, pour porter un piano blanc qu'on nous livrait pour notre album. Merci beaucoup d'ailleurs à Bruno Prévalet pour sa pêche matinale, nous on était pas frais...
Blanc comme celui de John lennon, et sans doute à peu près aussi vintage, apres quelques heures d'acharnements sur les marteaux capricieux, nous branchâmes micros et ordinateur autour de l'engin.
C'est là qu'on s'est rendu compte qu'on ne savait pas en jouer. Ce fut donc long, et dur, dans la moiteur dominicale et orageuse de ce lendemain de fête de la musique...

Ben

Déconnexion

Après avoir joué chez un opticien vendredi, Jaromil a sué tout ce qu'il pouvait dans la cour de l'ancienne prison à Châlon pour la FdM. Hier il a tenté tant bien que mal de faire marcher le piano blanc pour l'album.

?!

nous avons commencé les guitares aujourd'hui, en essayant de faire une prise de son la plus fat possible.
IL FAUT CENSURER LE CLIP DE jutice, qui incite à la violence envers les bx citroen, on m'a volé l'antenne de la radio, et on a vomi sur la portière arrière gauche, je suis choqué.

Les basses

C'est fini

Nordeste

Ce bon vieux Van Volkswagen. Piero au volant. Xavier a mal au ventre alors je lui parle de l'IRA, du conflit Israélo-palestinien et des Américains sur la lune (ce dont il doute tout à fait). Arnaud retient valeureusement ses envies de cigarette. On arrive à Reims avec cette poufiasse de GPS qui veut qu'on fasse demi-tour sur l'autoroute... Reims est une ville avec des places, des portiques, des places, des sculptures sur des places. Le Popart Café. Comme nous n'avons que trois tickets boisson et que la vodka en vaut deux on va dans un supermarché acheter à boire, ce qui fait bien marrer l'organisateur. L'organisateur, c'est Benjamin, le Boris de là-bas, avec la tête de Fab', qui a le même humour que Jaromil et nous a prêté un appart pour dodo. Au moment de commencer à jouer l'ampli d'Arnaud s'évanouit. Puis le concert se déroule bien grassement, avec beaucoup de sueur, un cable sectionné, une cymbale par terre, le micro emmêlé dans la guitare, les traces de pas sur la grosse caisse. Après ça, la sandwicherie affiche fermé, et les voisins du bar qui nous avaient payé deux CD pour qu'on puisse manger nous invitent. Jérome fait des nouilles (avec des tomates cerises cachées), pendant qu'Isabelle nous sert du Whisky rémois (!) et  qu'Ariel - le fils - nous vouvoie pour avoir des dédicaces. Xavier fait une liste avec trois colonnes : une pour chaque personne de la famille, dans laquelle il marque les CD indispensables à écouter (trois pages). Arnaud chante, Piero Xavier et moi on harmonise, pendant qu'Ariel tape sur la table et enregistre avec son portable. On s'en va vers trois ou quatre heures. Merci de votre accueil sourire convivialité écoute intérêt. On se réveille à huit heures car il y a des travaux. Cathédrale de Reims. Café. J'ai oublié mon sac au bar. Attente. J'ai oublié ma veste à l'appart. Trop tard. Mulhouse.

Trajet enfariné. Aller de Reims à Mulhouse, c'est traverser nulle part. Il pleut un peu, la vie dans ces petits villages à l'air triste. Xavier lit Sfar. Je lis Sade. Arnaud dort. Piero assure. Arrivés là-bas on ne jure que par le café. Je végète dans Mulhouse, la ville dans laquelle on ricane le plus sur mon passage. Escalope. Il y a peu de monde au début pour notre concert ce qui est assez intimidant finalement. Puis l'endroit se remplit et on finit au bout d'une heure et demie, après avoir joué très proprement, les gens sont aimables avec nous. La forme revient. Jean-Pierre le patron est un mec vraiment bien.

Euh.

enregistrement #1

la fin des prises de son des batteries s'est bien déroulée elle aussi. Tous les morceaux sont dans la boite, on commence la basse dés dimanche. En ce moment je m'amuse comme un petit fou à renommer toutes les pistes de batterie en les transferant dans le cubase de notre ordi, c'est passionnant. Le festival kill your pop à dijon est lui aussi terminé, j'y ai passé de tres bons moment. Surtout lors du concert de this is the kit à la galerie interface, où kate m'a fait pleuré par sa sincerité, son bonheur, quelle belle personne.
We need our knees.

début de l'enregistrement

aujourd'hui, lundi 28 avril, jour de gloire, nous avons commencé l'enregistrement de notre album. Dans le cadre de "groupe en friche", soutien des groupes locaux par la vapeur, nous avons deux jours avec un technicien pour mettre les batteries en boites.
Mais attention, pas n'importe quel technicien, FABULOUS SPUD: une blague toutes les deux secondes, t'as un problème de caisse claire? Tiens, prend la mienne, Tu veux cent balles? Tiens!
Nan, je déconne.
Nous on a bien enquillé, on a déjà une version de chaque morceaux à peu près correcte, mais la fin de journée sentait la fatigue, du coup demain on réécoute et on refait ce qui merdouille.
Je suis méga crevé, je vais me coucher, il faut qu'il pète ce disque. Il le faut.

Avant que

tu te réveilles Arnaud, j'écris une note. Tu n'auras qu'à l'effacer quand ton sommeil touchera à sa fin.

La semaine passée Jaromil s'est déplacé à Mâcon pour enchanter 400 escrimeurs au parc des expositions. Sur une scène maculée de plantes vertes diverses il a, malgré sa solitude apparente, pris un certain plaisir à ne pas savoir ce qu'il faisait là mais à être là quand même. A monter sur le buffet pour attirer l'attention. A parler aux sourds. A regarder ce jeune homme attentif sur la gauche. A s'amuser avec ses derniers films Polaroïd. A partir et manger du rosbeef au clair de lune, au bord d'un lac dans lequel il est tombé.

Le vendredi de la même semaine il est allé à Lyon, pour ne pas se reconnaître.

Maintenant il prépare son disque, sans mi aigu, avec un cerveau à moitié fonctionnel, des rythmes qui bouent d'impatience à l'idée d'être enregistrés, des sons de guitare.