Nordeste
Ce bon vieux Van Volkswagen. Piero au volant. Xavier a mal au ventre alors je lui parle de l'IRA, du conflit Israélo-palestinien et des Américains sur la lune (ce dont il doute tout à fait). Arnaud retient valeureusement ses envies de cigarette. On arrive à Reims avec cette poufiasse de GPS qui veut qu'on fasse demi-tour sur l'autoroute... Reims est une ville avec des places, des portiques, des places, des sculptures sur des places. Le Popart Café. Comme nous n'avons que trois tickets boisson et que la vodka en vaut deux on va dans un supermarché acheter à boire, ce qui fait bien marrer l'organisateur. L'organisateur, c'est Benjamin, le Boris de là-bas, avec la tête de Fab', qui a le même humour que Jaromil et nous a prêté un appart pour dodo. Au moment de commencer à jouer l'ampli d'Arnaud s'évanouit. Puis le concert se déroule bien grassement, avec beaucoup de sueur, un cable sectionné, une cymbale par terre, le micro emmêlé dans la guitare, les traces de pas sur la grosse caisse. Après ça, la sandwicherie affiche fermé, et les voisins du bar qui nous avaient payé deux CD pour qu'on puisse manger nous invitent. Jérome fait des nouilles (avec des tomates cerises cachées), pendant qu'Isabelle nous sert du Whisky rémois (!) et qu'Ariel - le fils - nous vouvoie pour avoir des dédicaces. Xavier fait une liste avec trois colonnes : une pour chaque personne de la famille, dans laquelle il marque les CD indispensables à écouter (trois pages). Arnaud chante, Piero Xavier et moi on harmonise, pendant qu'Ariel tape sur la table et enregistre avec son portable. On s'en va vers trois ou quatre heures. Merci de votre accueil sourire convivialité écoute intérêt. On se réveille à huit heures car il y a des travaux. Cathédrale de Reims. Café. J'ai oublié mon sac au bar. Attente. J'ai oublié ma veste à l'appart. Trop tard. Mulhouse.
Trajet enfariné. Aller de Reims à Mulhouse, c'est traverser nulle part. Il pleut un peu, la vie dans ces petits villages à l'air triste. Xavier lit Sfar. Je lis Sade. Arnaud dort. Piero assure. Arrivés là-bas on ne jure que par le café. Je végète dans Mulhouse, la ville dans laquelle on ricane le plus sur mon passage. Escalope. Il y a peu de monde au début pour notre concert ce qui est assez intimidant finalement. Puis l'endroit se remplit et on finit au bout d'une heure et demie, après avoir joué très proprement, les gens sont aimables avec nous. La forme revient. Jean-Pierre le patron est un mec vraiment bien.
Euh.
