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Avant que

tu te réveilles Arnaud, j'écris une note. Tu n'auras qu'à l'effacer quand ton sommeil touchera à sa fin.

La semaine passée Jaromil s'est déplacé à Mâcon pour enchanter 400 escrimeurs au parc des expositions. Sur une scène maculée de plantes vertes diverses il a, malgré sa solitude apparente, pris un certain plaisir à ne pas savoir ce qu'il faisait là mais à être là quand même. A monter sur le buffet pour attirer l'attention. A parler aux sourds. A regarder ce jeune homme attentif sur la gauche. A s'amuser avec ses derniers films Polaroïd. A partir et manger du rosbeef au clair de lune, au bord d'un lac dans lequel il est tombé.

Le vendredi de la même semaine il est allé à Lyon, pour ne pas se reconnaître.

Maintenant il prépare son disque, sans mi aigu, avec un cerveau à moitié fonctionnel, des rythmes qui bouent d'impatience à l'idée d'être enregistrés, des sons de guitare.

TIGER!!

Avec dédé l'aut' jour on a gitanisé. Il fallait qu'on aille au local pour tout rebrancher et préparer la prochaine répète de préprod, c'est à dire placer des micros dans la batterie, devant les amplis etc, histoire qu'on pêrde pas de temps en arrivant le lendemain. MAIS, la BX mobile est au garage, donc pas de voiture. Nous voila donc partis en bus avec la console numérique dans un sac leclerc, une lourde valise de cables sous le bras et un pied de micro. Nous attendons le bus comme des champions place du trente. N'ayant pas pris le bus ni lui ni moi depuis 1994, on se renseigne vaguement sur la destibnation de celui que nous choisissons. Il passe bien par la commune où nous répétons, Quétigny. Nous montons. APres un arrêt à l'entrée de Quetigny où nous ne descendons pas car nous sommes encore trop éloigné de notre local, le bus n°13 fait un demi tour et repars dans l'autre sens. Nous descendons à l'arret suivant. Nous sommes loin, il pleut. Nous décidons de couper par le terrain de golf qui nous sépare de la longue rue au fond de laquelle se trouve notre local. Nous passons la barrière, marchons lentement dans l'herbe boueuse. Dédé s'arrete toutes les 10 minutes pour chercher ou ramasser des "bowl de gowlf" comme il dit. Au bout d'un moment on se retrouve dans ce qu'on appelle en langage golfique, le bunker. Nous crions en choeur: "Hé Tiger?!!! T'es dans le bunker?!!!" Nous rions, mais ne croisons pas Tiger woods. Nous repassons la barrière, marchons encore et arrivons enfin. Le groupe qui est notre colocataire, Platypus Armada, a laissé un pack de bière à peine entamé. Nous sommes trempés. Nous buvons. Nous rions. La bohêmeuuu, la bohêmeuuuuu, ça voulait dire on est tres bien content...