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jaromil est le projet electro pop de l'ancien chanteur de piggledy, né en septembre 2004 avec un premier demo album: "what the fuck am I doing here?"

Biographie

Jaromil, c'est le nom du personnage principal de la vie est ailleurs de Milan Kundera, c'est aussi le nom du projet musical de l'ancien chanteur de piggledy, groupe dijonnais fondateur de l'asso eisbaer et qu'on connait pour avoir fait la premiere partie de venus, playdoh, ou encore jack the ripper a la cave a musique de macon ou a la vapeur de dijon. Apres un premier album solo: "What the fuck am I doing here?", en 2004 album sombre entre le folk, la pop, le post-rock et l'electro, illustré par une voix douce-amer omnipresente, Jaromil s'apprete à sortir un nouvel Ep "come with me " plus rock.
Sur scene, apres avoir longtemps joué seul avec la chanteuse flo, des sets intimistes à base de loops, Jaromil prend un tournant plus rock, en intégrant Piero à la batterie, Xavier à la basse, Thierry au clavier et de temps à autre Flo qui continue de poser ses choeurs doux et sexy, ce qui permet de mieux refleter les nouveaux morceaux (prochain disque prévu pour novembre 2006) post-rock plus péchu pour certains, et d'autres disco-rock à la belge.

dates:

1/10/04 cave à musique (macon) premiere partie d'overhead
7/05/05 herb en zic festival (besançon) avec brigitte fontaine
19/05/05 la vapeur (dijon) premiere partie de sebastien schuller et laetitia sheriff
7/10/05 la cantada (paris) avec ther y thomas
8/10/05 le café chéri (paris) avec ther y thomas
28/10/05 ,show case univers du livre Macon
30/10/05 bar le Saint antoine
17/02/06 La tannerie, Bourg en bresse
24/02/06 show case, le mange-disques, Dijon
27/02/06 radio campus Dijon
21/04/06 galerie interface / festival kill your pop Dijon
2/06/06 cave à musique, avec Troy von balthazar (Macon)
17/06/06 bar des deux ponts Macon
21/06/06 fete de la musique /Dijon
14/07/06 festivrac
19/08/06 Chasselas
25/10/06 Novosonic festival Dijon
19/11/06 Saint antoine Macon
1/12/06 selestion bourges, La vapeur Dijon

PRESS BOOK:

MAGIC "revue pop moderne" novembre 2005

Cette rubrique parle rarement du live, et pourtant c'est un des postes clés dans le processus de l'autoproduction, vers lequel les formations tournent une bonne partie de leurs efforts. Sur les blogs des groupes, cette discipline est largement représentée. Dans cette langue brute, entre l'écrit et le parlé, couramment pratiquée sur ces pages mi-privées mi-publiques, Jaromil partage ses espoirs quant au prochain concert, à la mise en dépôt-vente de ses démos et son enthousiasme pour des groupes tels que "Sylvain Chauveau, Arca, Madrid, Roselicoeur, Innocent X, Nosfell, Venus, dominique A, Mobiil, Laetitia Sheriff, Kafka, Jack the ripper, Toychestra, Doog, Aftermoon...". Avant d'ajouter:"voila en vrac des choses que la cave n'hésite pas à faire découvrir aux Maconnais qui ne se rendent pas forcément compte que d'autres plus grandes villes n'y ont meme pas toujours droit..." Alors avant cette époque tout en réseau, moteurs de recherches, pages personnelles, on n'aurait pas pu deviner combien Jaromil pouvait se sentir touché par la survie de la Cave, cette salle qui, comme nombre d'autres un peu partout, pèse énormément dans la vivacité de la scène locale. On aurait peut être pu en revanche subodorer cette passion transversale pour des approches si différentes de la musique pop, à travers l'éclectisme révolté des dix morceaux de sa démo. Sur You avoid the words, Jaromil fait plonger sa mélodie d'un noir d'encre, avant d'illuminer Sucar cane de la présence d'une princesse à la peau de chocolat. Ce disque semble brouiller à loisir les repères du style, du ton, comme s'il cherchait à ne nous laisser, au final que l'énergie.
Marie Daubert

http://alternatifs.fr
Le froid s’engouffre dans l’esprit, la vodka réchauffe le cœur et le corps. Avec Jaromil c’est l’Europe de l’Est, ou plutôt son idée, son ombre imperceptible et baroque, qui s’invite à la fête.

Pas très étonnant quand on sait que Jaromil se trouve être le nom du personnage principal du roman de Milan Kundera "La vie est ailleurs". Désabusé, dégoûté par la répression soviétique du Printemps de Prague, mais aussi amer face au Parti Communiste et à ses exactions, l’auteur tchèque se livre dans ses lignes vieilles de plus de 30 ans à une véritable catharsis. Il rejette son passé communiste et s’interroge sur sa place d’artiste dans cette société, ce monde. Mais "La vie est ailleurs" est aussi, et surtout, un roman sur l'amour des autres et de soi-même, un roman en prose parlant de vers, un roman de créations nées de destructions, un roman empli de vérités, de fraîcheur toute kunderienne, de surprenante sincérité et d'humanité (comme dans "L'insoutenable légèreté de l'être", "Le livre du rire et de l'oubli"...).

Et, Jaromil, trio originaire de Dijon, n’échappe pas à son héritage kundérien. Les partitions remplacent la prose, les vers se métamorphosent en mélodies. Les notes s’égrainent délétères. Les accords farandolent respectueusement sur des beats électroniques. Les secondes s’accumulent et se transforment en fascination. L’oreille, l’esprit tout entier, finit engluée dans cette toile douillette. Pas envie de se débattre, juste besoin de rester là à tout jamais. Mourir ici ou ailleurs ? Quelle importance ?! La vie, de toute manière, se trouve ailleurs et la raison de ma présence en ce lieu se dilue dans des mélodies hypnotisantes et la voix androgyne, Thom Yorkisante à souhait, d’Arnaud.

Jaromil, tisserand habile, s’amuse à déjouer l’esprit. Impossible de saisir le sens général de la trame de cette grande tapisserie. Les tons se mélangent et ne se ressemblent pas vraiment. Ils donnent naissance à un patchwork luxueux où s’entrecroise des étoffes d’origines diverses et variées. Malgré tout un fil directeur se détache. Une pelote de Radiohead dans la plus pure tradition de "Ok Computer" émaille le disque d’une noirceur et d’une profonde mélancolie. "The Fall" rayonne d’une force malsaine, geignarde, qui hypnotise et captive.

Mais bien d’autres trésors se cachent dans "Whathefuckamidoing Here". Une troisième plage éponyme se perd dans des nœuds Indus, presque violents. Un mélange aux réminiscences de LTNO extrêmement corrosif qui résiste à tous types de lavages mais qui ne laisse pas indemne. Et, perdues au milieu de ces profondes ténèbres Jaromil laisse transparaître des mailles chatoyantes aux couleurs plus rock, "Let Me Find You", voir folk, "I feel Empty", avant de culminer sur une douceur chocolatée.

Petite princesse du Brésil, Florence, normalement cantonnée aux chœurs, charme les esprits et dompte les fantasmes de sa voix crémeuse. "Sugar Cane", huitième plage de pure détente, s’aventure sur des rivages inédits, étonnants, pour Jaromil. Des rivages ensoleillés et sucrés que Steve Zissou, grand océanographe et explorateur de "La Vie Aquatique", et Seu Jorge, musicien de talent, n’auraient pas rechignés à aborder.

Au final de Jaromil se dégage une musique toute en douceur et en contrastes. Tout à la fois poétique, humaine et sincère, presque naïve dans sa sensibilité, elle semble immaculée, inaltérable.

Si certains se demandent ce qu’ils font ici on leur répondra que la vie est ailleurs. Peut-être. Mais pas la mienne.

Vince

electronic limousine_
molokoid.canalblog.com

JAROMIL, un groupe dijonnais qui a bien assuré, une musique pleine d'émotion tendant vers le post-rock, une voix masculine magnifique et sensible accompagnée parfois d'une voix féminine douce. Ces SIGUR ROS dijonnais nous ont scotché et profondément touché. Je me suis d'ailleurs procuré le cd démo qu'ils vendaient pour "la modique somme de 5 euros".

http://www.kitchen-lab.com
http://william-m-brown.hautetfort.com

Mais parlons d’abord de l’excellente surprise de la soirée en la personne de Jaromil, musicien mâconnais dont on n’attendait pas forcément beaucoup… à tort ! Jaromil, c’est avant tout un extraordinaire chanteur : d’une inaltérable justesse, il nous offrit ses chansons tirant sur le post-rock avec beaucoup, beaucoup d’émotion. L’absence d’un batteur était compensée par des rythmes électroniques du meilleur effet, utilisés avec intelligence et sensibilité. Car voici bien ce qui conquit le public : la sincérité de l’interprétation – en plus de la qualité mélodique évidente des morceaux. D’une voix sûre, androgyne, possédée, Jaromil habite ses chansons avec ferveur et vérité, pendant les montées en puissance lentes et hypnotiques à la Sigur Rós, comme pendant les instants de tension émotionnelle. Cette première partie se révéla donc un vrai bonheur et une parfaite mise en bouche pour la suite.
jaromil // what the fuck am i doing here?
autoproduction

jeudi 7 juillet 2005, 17h29 http://www.webzinenameless.net

On sait à vrai dire peu de choses sur ce jaromil, sinon qu'il s'appelle Arnaud Pollier, qu'il est Français, originaire de Dijon, et qu'il s'est permis d'enregistrer apparemment seul un album assez bon, pour ne pas dire directement bon. Entre pop, folk et électronique éclairée, le bonhomme semble naviguer sans grande difficulté, avec une certaine aisance qui lui permet quelques envolées assez intéressantes parce que prenantes. Sans déranger, jaromil s'insinue doucement dans le salon et ce n'est réellement qu'à l'écoute de certaines voix un peu "dérangeantes" qu'on se dit que cet album n'est pas encore la démo parfaite (s'il s'agit là d'une démo... mais rien ne me prouve le contraire...)
En attendant, je me repasse quand même certaines plages afin d'aiguiser cette écoute un peu lasse des radios à la mode et je me dis que jaromil, ça fait du bien par où ça passe.
par fred

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